ANTISEXISME

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« Je ne vois pas le rapport ? » vous dites-vous certainement.
Pourtant, le sexisme ordinaire est plus que présent dans nos ateliers.

Loin d’échapper aux stéréotypes, les ateliers vélo sont des lieux où l’on pratique la mécanique, et qui dit mécanique, dit activité genrée.
Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça signifie que dans l’inconscient collectif, on attribue cette activité aux garçons, qu’on s’attend à trouver des garçons pour nous aider, qu’ils sont plus doués parce que c’est leur nature, etc.

Comment ça se traduit dans les ateliers ?

Les formes sont multiples et on les voit à chaque séance. De l’inconsciente « galanterie » (aider une femme qui n’avait pas particulièrement besoin d’aide) aux blagues douteuses (qui ne prennent pas en compte qu’elles peuvent blesser des personnes ou juste être lourdes), les habitudes ont la vie dure, et les femmes aussi, par déduction.

Représentant presque la moitié des adhérents, les femmes sont pourtant beaucoup moins présentes dans l’atelier. Elles y viennent timidement, à reculons, par défaut, juste pour une fois et plus jamais…les mauvaises expériences d’une personne non masculine dans un milieu qui tendrait à rouler des mécaniques sont légion…

Vous ne voyez toujours pas ?

Voici alors une petite liste (largement non exhaustive) des quelques comportements relevés dans les ateliers (le nôtre et ailleurs) :
– lors de l’arrivée d’une nouvelle personne dans l’atelier, les bénévoles vont plus aisément accourir vers elle si c’est une femme que si c’est un homme, car on a tendance à présumer que les femmes ont plus besoin d’aide que les hommes
– dans l’auto-réparation, le principe est surtout d’expliquer pour que l’autre apprenne, hors les femmes se voient souvent arracher les outils des mains pour qu’on leur montre comment faire
– « tu as besoin d’aide ? » est la phrase qu’une femme entend le plus au cours d’un atelier, les hommes sont plus laissé en autonomie, ils demandent de l’aide quand ils en ont besoin.
– demander l’aide « d’un homme fort »
– blagues sexistes, ambiances lourdes et bof, par une majorité d’hommes
– etc.

Sachez que le sexisme peu être aussi mal vécu par certains hommes qui, sous la pression de devoir savoir et être cool, n’osent pas poser de questions.

Comment puis-je lutter contre ça ?

Il n’existe pas de solution miracle, mais une boîte à outils bien remplie avec plusieurs techniques de travail sur le sujet. Ainsi, on retrouve parmi les pratiques les plus efficaces, l’affichage d’information à destination des bénévoles, la boite à lettre anonyme pour y écrire les comportements sexistes relevés durant un atelier, les ateliers en mixité choisie, pour permettre aux femmes et personnes transgenre de faire leurs premières armes dans un milieu dit « safe », réagir aux propos sexistes des autres, être solidaire de la victime…

Conclusion

Qu’ils soient conscients ou inconscients, nous avons tou.te.s des comportements genrées. Et même quand on y travail, ce n’est pas chose facile de se détacher de décennies d’éducation sexiste. Cependant, chaque petite pensée, chaque petit effort pour y parvenir, peu apaiser le quotidien de nombreuses personnes.

S’il vous reste des questions, vous pouvez trouver moult réponses sur le Wiklou et dans le document des Heures Félines, de l’atelier de Lyon, le Chat Perché.

Pour aller plus loin sur la question, voilà un article tout fraîchement paru que je vous invite grandement à lire, tant pour les informations sur la mécanique et le genre, que sur le mouvement vélorutionnaire en général

https://larotative.info/lutter-pour-le-velo-et-contre-le-3602.html

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